ninja gaiden

Rongé par le désespoir et la colère, voilà ce qu´est devenu Ryu Hayabusa, noble guerrier héritier du clan de ninjas gardiens des deux épées vengeresses taillées dans le squelette d´un cracheur de feu. Maniant le sabre à merveille, il s´engage dans un combat démesuré face au responsable du massacre de son clan et du rapt du Dragon Noir, double maléfique du sabre de Ryu qui offre à son possesseur une force pouvant dépasser les montagnes.

Deux sœurs jumelles, nées sous le signe du Dragon

Il y a de cela bien longtemps, à l’époque où les hommes mettaient en exergue leur savoir culturel au service de la guerre, une bataille s’engagea entre les humains et les dragons. Après d’intenses combats qui marquèrent à jamais l’esprit des lettrés, le plus puissant des cracheurs de feu fut vaincu par un brave guerrier devenu aujourd’hui une légende. Pour marquer à jamais la victoire des hommes sur les cieux, on décida de forger à partir du squelette de la bête deux armes symboliques possédant chacune des pouvoirs fantastiques : le Dragon noir se situe plus du côté obscur de la force, mettant en avant les mauvaises pensées de son gardien, se nourrissant également du désarroi de ses victimes aussi bien que de leur sang. Sa jumelle est au contraire gardienne du bien et a été forgée afin de contrecarrer la grande puissance de son double maléfique. Conscient du danger éventuel représenté par ces armes, des sages décidèrent d’en confier la garde à un clan respecté pour son courage et sa bravoure. C’est ainsi que la famille Hayabusa eut la lourde tâche de veiller sur la lame du Dragon Noir, le plus puissant d’entre eux se vit confier le maniement de l’épée céleste. Pendant des lustres, chacune des générations remplit sa mission, même si à de nombreuses reprises les forces du mal essayèrent de s’emparer du sabre maléfique. Ryu Hayabusa est aujourd’hui le gardien spirituel de son clan, détenteur de l’épée céleste et qui, après plusieurs entraînements acharnés, manie la lame avec élégance et précision. Après un ultime examen de passage où il confirme ses talents face à son maître lors d’un combat de titans, une nouvelle terrible arrive à ses oreilles en la personne de Ayane, sa propre sœur : son village se consume sous les flammes de l’enfer et ses amis ne peuvent repousser l’assaut d’envergure orchestré par le comte Doku, nouveau seigneur des démons, bien décidé à s’emparer du Dragon Noir. Pas de temps à perdre pour notre héros qui file en vitesse en direction de son village avant qu’il ne soit trop tard.

Un tour de force signé Tecmo

Les développeurs ont déjà prouvé par le passé leur connaissance infuse à mettre en avant les énormes capacités du radiateur de Microsoft. Dead Or Alive 3 fut à l’époque une démonstration technique de toute beauté qui incita plus d’un consommateur à investir chez le génie américain. Ninja Gaiden ne fait évidemment pas exception à la règle et se place d’entrée comme une claque graphique sans précédent.Que ce soit en plein cœur de la Chine Médiéval, dans les artères brumeuses et froides d’une citée moderne ou bien titillant les cieux à bord d’un dirigeable haute définition, la plupart des environnements ont bénéficié d’un travail absolument remarquable et qui met en valeur le gros pavé radioactif. Chaque élément du décor possède une multitude de détails croustillants et dégage une sensation de réalisme de bonne tenue. La qualité des textures est assurément de grande classe et ne rougit d’aucune comparaison avec un fantastique jeu d’ombres portées exposé sous nos mirettes. La gestion des particules est tout aussi grandiose, avec une modélisation de l’eau tout aussi savoureuse que le grand Far Cry. Aussi bien dans des lieux fermés que lors des confrontations à ciel ouvert, nos mouvements ne connaissent aucune limite, divers chemins et embranchements nous proposant de franchir un obstacle de plusieurs façons ; mention spéciale en ce qui concerne les séquences à l’extérieur du dirigeable, des moments d’anthologie à donner la nausée aux plus fragiles. Les possibilités d’interaction avec le décor sont également bien fournies, notre ninja pouvant s’allier l’espace d’un instant avec tout ce qui l’entoure, des murs en passant aux branches ou autres feux de bengale. La localisation des dégâts est également présente, votre katana blessant par moments mais brièvement ses alliés vêtus de béton. Il est cependant fort dommage de ne pas pouvoir se servir des objets aux alentours comme projectiles, Tecmo privilégiant notre côté vandale en ce qui concerne les caisses ou autres halogènes. La modélisation des personnages est un exemple tant sur le plan technique qu’artistique avec une galerie de portraits tous aussi charismatiques les uns que les autres, des hommes robustes et bien habillés aux femmes sensuelles aux décolletés enivrants (le côté lubrique de Tecmo). Ryu Hayabusa est bien entendu le protagoniste qui tient le haut de l’affiche et une attention toute particulière a été perçue chez ce ninja qui n’a rien à envier à Shinobi et autre Dante. Le soin apporté au visage est d’excellente facture, notamment en ce qui concerne le mouvement des muscles labiaux et le regard, aussi perçant que celui d’un chat. Ce dernier possède différents costumes variant avec son humeur du moment, du bleu ninja au noir vengeur, chacun de ces vêtements possède une identité propre et un soin tout aussi minutieux. Tous les ennemis qui vous barreront le passage ont suivi le même chemin que Ryu, à savoir celui de l’élégance et du charisme. Les boss sont absolument énormes et prennent une grande partie de l’écran. Bénéficiant d’un travail tout aussi exemplaire, ils vont vous donner du fil à retordre et faire travailler vos méninges. Tout cela amène sur le tapis une critique assez soutenue concernant le comportement des ennemis : certes l’intelligence artificielle adverse est vraiment de bonne tenue, nos adversaires réagissant différemment selon la technique employée, mais on ne peut s’empêcher de pointer du doigt une certaine continuité tout au long de la partie où un personnage secondaire, vêtu comme un protagoniste de Mad Max, est aussi dangereux qu’un boss de fin de niveau. Une petite dose de variété n’aurait pas été de refus.Véritables films d’animation en images de synthèse, les scènes cinématiques sont de toute beauté et montrent le savoir faire de Tecmo en la matière. Les séquences ponctuant par moment vos pérégrinations ont bénéficié du même moteur graphique que l’ensemble afin de ne pas altérer la beauté du joli fruit. Le pop-corn est ici de rigueur !

Un peu de technique dans ce monde de brutes

Avant de vous jeter sur ce titre tels des morts de faim, faites très attention à ce qu’il va suivre car certains d’entre vous risquent d’être rebutés par l’épine dorsale empruntée par les développeurs, c’est-à-dire un véritable retour aux sources où les jeux vidéo ne se terminaient pas en une semaine. Les hardcore gamers vont vraiment applaudir à deux mains ce titre où la technique et le travail priment sur la nonchalance.Le scénario de Ninja Gaiden va vous faire voyager à travers plusieurs niveaux où affûter sa lame et résoudre des énigmes basiques sera de rigueur. Cet opus puise son inspiration de différents titres qui ont montré leur valeur, notamment Devil May Cry, Onimusha ou Shinobi. Les développeurs ont pas mal peaufiné l’ergonomie avec la manette Xbox et le constat reste dans le positif. Ne vous attendez pas à maîtriser la totalité des mouvements en une fraction de seconde : il va falloir être patient et téméraire avant de connaître la véritable quintessence offerte par ce titre, à savoir des cabrioles fantasmagoriques enchaînées sur un rythme effréné où le droit à l’erreur est synonyme de mort assurée. Même si le combat à l’arme blanche prend ici une grosse part du gâteau, les développeurs ont également introduits d’autres styles bien particuliers comme des mouvements à mains nues et des prises au corps à corps bien efficaces en temps voulu. Les possibilités de défense sont tout aussi importantes que vos capacités offensives, la faute à une difficulté démesurée et à des adversaires très coriaces qui n’offrent que peu de brèches dans leurs cuirasses.Au fur et à mesure de votre avancée, de multiples compétences vont venir renforcer un arsenal déjà bien fourni où les sabres et nunchakus côtoient des pouvoirs magiques et autres subtilités indispensables par la suite. Pensez également à bien faire évoluer votre équipement chez l’armurier du coin, notamment en absorbant les orbes de différentes couleurs offerts par vos ennemis en guise d’adieu (plus vous serez original et sortirez des coups variés, plus vous glanerez de points, de santé et de magie) et aussi à fouiller les moindres recoins de chaque niveau à la recherche des coffres et des items importants. Les affrontements contre les boss requièrent une attention particulière, tout comme face aux autres assaillants qui peuplent les différents environnements. Inutile d’effectuer un mouvement si ce dernier ne touche pas au but, ce serait gaspiller votre effort et du ravitaillement pour la suite des événements. Faites un peu travailler vos neurones afin de débusquer le talon d’Achille qui vous donnera la victoire. Chaque nouvelle technique demande énormément de temps avant d’être acquise et la plupart d’entre vous risquent de passer des heures à tenter un enchaînement correct. Mais comme tout travail mérite un salaire, un sentiment d’extase et de volupté sera la récompense à vos efforts, un goût sucré qui s’était un peu perdu à notre époque et que Tecmo nous sert ici sur un plateau d’argent. Après avoir franchi avec maestria les différents obstacles le menant vers le nirvana vidéoludique, Ninja Gaiden rate malheureusement la dernière marche de la consécration. Les raisons sont en partie dues à une gestion extrêmement maladroite de la caméra qui ralentit considérablement la plupart des combats. Assurant à l’époque que son bébé allait construire son succès sur des angles de caméra sans faille, les développeurs ont dû sensiblement réviser leur jugement en cours de partie. On se retrouve ainsi avec des angles prédéfinis très mal placés qui gâchent considérablement notre approche et empêchent la mise en place de stratégies. Lors des divers combats, on est sans cesse en train de chercher son adversaire qui se fait un malin plaisir de se placer là où la caméra à décidé de se positionner. Il existe bien un moyen de recadrer l’objectif derrière nous grâce à la gâchette droite, ou bien encore une vue subjective accessible avec le stick analogique droit, mais ces artifices ne deviennent efficaces qu’au bout d’un certain temps, évitant ainsi toute crise d’épilepsie inutile. On peut également protester sur un maniement assez sommaire de l’arc, le manque de souplesse et de vision nous empêchant de tutoyer l’aura de Robin des Bois.

Conclusion

Ninja Gaiden fait partie de la caste fermée des titres vidéoludiques qui offrent du plaisir aussi bien aux novices qu´aux joueurs confirmés à la recherche de challenges épineux. Avec tous ces beaux artifices, le bébé de Tecmo est sans aucun doute l´un des meilleurs titres du moment toutes machines confondues. S´arrêter sur une gestion de caméra, certes maladroite, serait se priver d´une expérience de tout premier ordre.

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2 commentaires pour ninja gaiden

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